Harder. Better. Faster. Stronger.

Harder. Better. Faster. Stronger.

C'est à ce moment-là qu'on se rend compte à quel point on tient à une personne ;
sa simple vue, après ce qui vous semble soudainement être une éternité, son léger sourire vous pince le coeur, vous effleure, vous enrobe.
Intentionnellement, elle vous rappelle à quel point vous êtes moche, au fond. Elle vous colle un post-it sur le front répertoriant toutes les meurtrissures dont vous êtes la cause.
La douleur du remord vous parait infuse, presque originelle ; comment c'était déjà, avant ?

On me repousse dans mes retranchements, on me force à creuser; le paroxysme de l'oppression.
Je suis sucée par les taons, rongée par des termites. Je déteste ces bestioles, celles qui chipotent de fond en comble votre âme pour y trouver le défaut, la défaillance. Celles qui épient vos gestes, dissèquent vos paroles et les emploient contre vous. Je déteste ces bestioles qui procèdent au déshabillage de l'âme sans pudeur. Ce mécanisme ignoble...Mon mécanisme, en fait. Ce processus à la base de mes analyses.
Si je me rencontrais un jour, je suis intimement persuadée que je nourrirai instantanément une haine profonde pour ma petite personne.

Je crois qu'il neige. Il tempête. Une brume hivernale sur mon coeur.

C'est la fin de Juicy-Grapefruit. Mais de bien d'autres choses encore.
A toi, à moi.. Surtout, à Nous.

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 15:35

Modifié le lundi 23 novembre 2009 16:17

Niet in de tekst.


J'ai parlé à l'Homme des Arcades.


Un millier d'accrocs dans mon coeur.



# Posté le samedi 10 octobre 2009 02:11

Bien dans ses chaussettes

Bien dans ses chaussettes


Oh oui, Je te dévore.


-

# Posté le vendredi 10 avril 2009 17:03

Modifié le mardi 14 avril 2009 16:52

Lisez et vomissez, ceci est ma pensée.

 Lisez et vomissez, ceci est ma pensée.

Je vais finir par croire que je suis l'être le plus prompt à détester qu'il n'ait jamais été donné de concevoir. C'est imbue de colère et d'indignation que je m'exprime 23h59 59s 59ms/24.
Pire, détester ne m'a jamais lassée et m'est largement savoureux; ça te prend au tripes et te retourne. Un voyage dans le tambour de ta machine à laver ne te ferait pas autant d'effet.
Je ne crois pas naïvement que l'homme existe dans l'unique dessein d'aimer. J'aime des centaines de corpuscules; je déteste des milliers de molécules. Que la sciences s'infiltre en moi, mais à jamais dans ce même but ; haïr avec justesse et raison.

Je suis fatiguée par les dithyrambes entendus à longueur de temps ; ils n'ont véritablement pas lieu d'être.
Vous voyez la magnificence, le faste partout, sur la moindre parcelle de cette Terre crevée par l'animal humain ; ne voyez-vous donc plus l'essentiel, la véritable beauté ?
Vos paroles puent l'exagération. Vous applaudissez la complication, le superficiel, le surplus. Ce qui a toujours été discrètement présent et finement exquis ne mérite apparemment pas la plus courte des attentions.
Le ciel est à lui seul une splendeur souveraine, un éclat journalier d'une simplicité touchante. Mais avez-vous seulement déjà levé le nez pour l'admirer à sa juste valeur?

J'ai besoin d'être secouée. J'aime la passion qui vous ébranle jusqu'au plus profond de votre trou, je hais la brise amorphe qui porte trop souvent vos paroles et vos gestes.

# Posté le samedi 20 juin 2009 19:54

Modifié le mercredi 26 août 2009 15:32

.

PUTE JUSQU' AU BOOOOOOOUT


"Oh, ca fait pas un peu beaucoup en même temps là ? "

# Posté le lundi 29 juin 2009 14:03

CONNARD. Oufti c'est dingue à quel point ca fait du bien :D !

CONNARD. Oufti c'est dingue à quel point ca fait du bien :D !

Comme à chaque fois que je pars à Londres, ou dans tout autre pays, d'ailleurs,
je recycle encore et encore cette vieille trouille poussiéreuse de crever pendant le voyage.
Imaginez, ne serait-ce qu'un instant, la situation. Vous êtes coincés dans un tas de feraille censé, au départ, vous conduire dans un coin de paradis terrestre et vous savez pertinemment que vous aller mourir (chute, déraillement, affaissement, problèmes techniques, terrorisme, bref t'as le choix Coco ;-).
Vers qui ira votre ultime pensée ? Parviendrez-vous à surmonter la vague de regrets qui vous engloutira immanquablement (à moins que votre petite personne, étriquée et suffisante, soit en paix de ce côté-là et pense que tout a été réalisé dans une perfection absolue) ? Je frisonne pratiquement de délice en songeant à cela ; tous les passagers, tous sans aucune exception, sur le même piédestal. Les hommes dans l'égalité la plus accomplie, tous esclaves de ce même sentiment à la force incommensurable ; la peur.
Quelque soit votre passé, votre langue, votre manière de pousser la réflexion, vos envies, vos haines, votre entourage, votre grain de sel sur des sujets vains et douloureusement vastes.. ; la ligne d'arrivée commune et ce même sentiment tout au long du parcours font de vous des participants égaux. Dommage que cela soit dans de telles conditions.

La peur de mourir; ce serait trop simple et peu comblant.
Non, la peur est bien plus concise et nette ; la peur des regrets au moment fatidique.

Ainsi, vous saurez que si je crève par la faute de la technologie des transports moutonniers touristiques (car oui, tant qu'à faire, rejetons dérisoirement tout sur quelqu'un ou quelque chose), mes dernières minutes avant le drame (voyez la personne égoïste et vaniteuse que je suis ; ma mort est un drame!) seront sûrement consacrées à la contemplation de la si rare égalité humaine.


# Posté le lundi 13 juillet 2009 06:13

Modifié le lundi 13 juillet 2009 07:08

Décadence.

Décadence.
Je te tends la main.
Mais tu t'évertues à me balafrer le coeur, à cracher sur mon peu d'empathie, à piétiner le tapis de mes paroles ampoulées.

A force de bâtir des immeubles de déceptions et de planter des orties de rancoeur, je suis blindée.
L'accoutumance.
J'ai appris à ne plus rien attendre de vous, à ne plus espérer que vos dires soient délices et sincérité.


La confiance, qu'ils disaient, la base d'une amitié impérissable.
Punt aan de lijn.

# Posté le jeudi 16 juillet 2009 13:18

Modifié le lundi 24 août 2009 18:09

Hiroshima, mon Amour.

Hiroshima, mon Amour.
- Aaaaaah Lisa, j' a.. J' a t'aime bien! Mé j'a va venir à Brousselles bientôt, oké ?
Mais oui M'amour, je t'attends.

Il en est de ces futilités qui vous feraient hurler de rire les jours d'été.
Étrangement, lorsqu'elles vous touchent, alors que vous êtes en pleine ébullition hormonale (hahaha..Foutaise), vous reconnaissez enfin leur importance.

Oui il en est ainsi; tout vous paraît moindre, futile, naïf et égoïste jusqu'à ce que..
Bam! Eh oui! les rôles s'inversent.
J'apprends peu à peu à accueillir chaque soucis entendus à sa juste valeur à partir du moment où j'y ai gouté, même du bout des lèvres. Savoir ce que ressent la personne est essentiel pour la comprendre et connaitre l'ampleur véritable de son histoire. Ainsi, je n'accepte pas les "Je te comprends" lancés à tout va.

Et lorsque j'y repense; tous ces gens que j'ai rejetés, que j'ai brûlés vif de mes envies ardentes.
Tous ces pantins articulés évoluant sous ma baguette anormalement vindicative.
Peut-être que ce soir, j'ai des regrets, pour la première fois. Oui, peut-être

Je n'ai jamais voulu me remettre en question sur ce point ; "Tu évolues. Bien ou mal, mais tu évolues"
C'est tellement plus confortable ; on se complait, on prend goût à ne se soucier que de ses caprices minables. Ce que ressent l'autre ? Oh oui oui, après coup, on fait ce qu'on peut pour qu'il n'y ait pas trop de casse, pour amoindrir les peines de l'autre. Mais moi, je me suis amplement délectée.
J'aime mener la danse, diriger l'orchestre, voyez?
Aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais été sous cette terrible emprise, sous pareille manipulation.
Mais si les remords vous gagnent, vous perdez. A coup sûr, Gars.
On est un peu prisonnier de sois, au fond. Anarchis l'a très justement dit ; " Chacun est l'ennemi de soi-même "


Je vous vois déjà arriver, me pointant du doigt ; "Elisabeth, c'est mââââââl ! Tu manipules les gens, tu prends plaisir, sans vraiment te soucier de l'autre et puis quand ça commence à te bassiner..."
Oui oui oui je sais, et ce soir j'aurais aimé avoir la force et la beauté d'âme de dire "Je regrette tout, plus jamais vous ne m'y reprendrez !" Mais je suis..Incorrigible. Je me souhaite sincèrement de me prendre un jour une claque monumentale, histoire de me réveiller et d'envoyer valser, de surcroît, le joug impitoyable de mon détachement.
Ouais ouais, bien beau tout ça.

Ce soir je me stupéfie. Pas négativement et encore point agréablement. Je ne ne parviens pas à avoir un avis ou même carrément une vue d'ensemble de ma personne.
Bien ou mal, justement ou injustement, JE VIS .


Il est 3h12.
Ce soir, j'avais envie..d'Espoir.
As-tu seulement pensé à moi, aujourd'hui ?
Ça me mordille trop souvent

# Posté le mercredi 22 juillet 2009 21:13

Modifié le mercredi 19 août 2009 13:32

Omerta

Omerta
Tous mes gestes, mes paroles sont imprévisibles. L'anticipation, je ne connais pas.
La prévoyance, encore moins. Je laisse libre cours à mes envies dans l'instant présent.
Ça me permet d'atteindre une sorte de volupté instantanée. Il faut juste..Oublier de se freiner, ahah.
Ce qui donne ce sale petit goût amer à ma vie, mais aussi son piquant, quoi qu'on en dise, est
sans nul doute ma fâcheuse capacité à tout remettre en cause, à peser les événements antérieurs,
le pour et le contre, le bien et le mal, dans ce but avide de mettre ma personne au pied du mur ;
aurai-je des regrets ? Ai-je agis correctement? Mes actes sont-ils réellement en phase avec mes principes?
Puis-je accepter ce que Bidule a fait? Est-ce juste de passer au-dessus de telles ou telles paroles ?

Je crois que ma rancoeur et mes déceptions viennent de là : à trop décortiquer, au final, nous ne pouvons que choir.
Je vois les défauts partout, les fautes à tout moment; un esprit purement analytique, ne s'arrêtant jamais.
Oui, j'ai constamment quelque chose en tête à triturer, à éplucher jusqu'à ce qu'il ne reste que le néant.
Je ne veux rien laisser passer. Peut-être par soif de justice ou de savoir, je ne sais pas.
Contrairement à ce que l'on peut penser, ça ne me gâche pas du tout la vie ; C'est tellement bon. J'ai cette esprit fabuleusement droit mais tout en restant admirablement..Désordonné.
C'est un peu comme votre chambre; un beau bazar à première vue. Cependant, si l'on vous demandait d'y retrouver n'importe quel objet, vous remettriez la main dessus en 2 minutes.
Voyez; pour les autres, c'est d'une obscurité absolue. Mais pour vous, tout est rigoureusement clair.
Ainsi, vous ne pouvez décemment pas demander aux autres de comprendre et de cautionner votre conception des choses. Ce serait dérisoire, en fait, quand on regarde la requête à vol d'oiseau :
tu pries quelqu'un de bien vouloir saisir quelque chose de purement impalpable
et qu'il n'a peut-être jamais vu sous cet angle. Tu en réclames trop.
Par (large!) extension, ça me rappelle un peu Saint-Thomas et le fameux "croire sans avoir vu".
Je pense qu'il est simplement bon d'imaginer que cela puisse être différent pour les autres. Et putain, arrêter de croire que ses raisonnements sont les plus proches de la Vérité.
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# Posté le dimanche 02 août 2009 17:55

Modifié le mardi 04 août 2009 18:09

Orgie

Lorsque Aydan l'a annoncé, les larmes me sont montées aux yeux.
Mais dans cet éternel sursaut de fierté, je les ai ravalées illico.
La plupart du temps, mes pleurs sont un flux de rage, de rancune,de véritable bouillonnement intérieur.
Les larmes sont un peu les sentiments inexprimables qui nous dominent quelques fois,
ces mots qui sont restés coincés au travers de la gorge noué, ces cris altérés par les trémolos de la voix,
cette malheureuse impuissance qui se liquéfie... C'est un moment imprévu, d'une fragilité troublante. Finalement, pleurer a quelque chose de poétique. Why not ?
Avez-vous déjà eu quelqu'un pleurant sur votre épaule?
Avec de vrais larmes continuelles. Avec un vrai chagrin enfoui. Avec l'incapacité véritable de stopper le mince filet salé.
On se sent un peu hébété et si l'on ose bredouiller quelque discours au dessein apaisant,
on a carrément l'impression d'être le plus beau con que la Terre ait accueilli ab initio. Excusez du peu héhé.

Souvent, j'ai la furieuse envie de me fracasser le crâne à plusieurs reprises contre le mur, face aux stupidités constatées.
"Non Non Non Non Non, ce n'est pas possible" devient la douce mélodie berçant mon petit esprit incroyablement étriqué.
Tu vois, je me bats à chaque instant contre moi-même pour la fermer, pour endormir ce monstre qui crève d'envie de dégueuler sa fureur.
Venir titiller la limite nette et dégagée de mes principes équivaut purement et simplement
à se faire briser les tympans par mes cris de furie. Ouais, je suis quelqu'un de laid.

Certains déchargent leurs soucis au premier quidam présenté, pour s'extérioriser, se libérer.
Détestant parler de moi (car ma laideur serait alors trop flagrante), l'écriture me permet de faire le point seule. Si vous faussez votre écrit, vous ne mentez qu'à vous-même.
Et quoi de plus détestable, d'écoeurant ?
J'aime à croire que personne ne lit mes ramassis d'inepties; venir ici, reviendrait alors à écrire exclusivement pour moi.
Je fais ma propre thérapie ; identifier mes défauts, les reconnaitre, les analyser, les accepter.
Car pourquoi contourner ses traits les plus uniques. Il me plaît de penser que je suis honnête avec moi-même.

# Posté le dimanche 16 août 2009 16:48

Modifié le lundi 17 août 2009 07:56